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" Assurer une
prise en charge complète "
Les résultats de
l'enquête menée auprès des aidants canadiens
Enquête élaborée par
la Fédération mondiale pour la santé mentale
et Eli Lilly and Company. Les pourcentages indiqués ci-dessous
rendent compte des réponses données par 199 aidants
des quatre coins du Canada, soit 20 % de l'ensemble des personnes
interrogées.
Objectifs prioritaires du traitement
Les aidants estiment qu'un médicament efficace demeure le
tout premier objectif prioritaire du traitement :
-
90 % des aidants déclarent que l'efficacité est
leur première préoccupation lorsqu'ils envisagent
les différentes options de traitement pour leur proche;
-
91 % des aidants déclarent qu'un médicament efficace
est nécessaire pour enrayer les symptômes de la
maladie de leur proche avant de pouvoir agir adéquatement
sur leur bien-être général, ainsi que sur
leur santé physique et mentale.
Trouver le médicament approprié peut s'avérer
long et difficile, et nombre de patients essaient différents
médicaments pendant plusieurs années avant d'en trouver
un qui marche.
Sur les 154 aidants qui ont fait savoir que leur proche était
satisfait de son traitement actuel :
-
45 % affirment qu'il a fallu deux ans ou plus avant de trouver
un médicament qui marche;
-
85 % rapportent que leur proche a essayé plus de deux
médicaments différents avant de trouver celui
qui lui convient et 35 %, qu'il a dû en essayer plus de
cinq.
Par ailleurs, 87 % de l'ensemble des aidants sont d'avis que les
premières réactions à un traitement influencent
la perception globale de ce traitement.
Perturbation du traitement et rechute
La perturbation du traitement du fait d'un changement de médicament
ou d'une interruption est une cause importante de rechute, définie
comme une aggravation des symptômes après un rétablissement
manifeste.
Sur les 134 aidants qui ont confié que leur proche avait
cessé de prendre ses médicaments en dépit des
recommandations du médecin :
Sur les 134 aidants qui ont déclaré que les médicaments
de leur proche avaient été changés après
une décision prise d'un commun accord avec le médecin
:
-
65 % soutiennent que ce changement de médicament a entraîné
une rechute;
-
71 % font remarquer que leur vie familiale a été
perturbée à la suite de ce changement de médicament;
-
50 % rapportent que ce changement de médicament a altéré
la personnalité de leur proche;
-
31 % se sont sentis frustrés à la suite de ce
changement de médicament.
Conséquences d'une rechute
La rechute est une source d'inquiétude très courante
chez les aidants et a des conséquences catastrophiques pour
les familles des personnes souffrant de maladie mentale.
Sur les 178 aidants ayant déclaré que leur proche
avait subi une rechute :
-
84 % ont rapporté que leur proche s'était retrouvé
dans l'incapacité de travailler, 54 % qu'il avait été
hospitalisé, 25 % qu'il avait tenté de se suicider,
et 14 % qu'il avait été interné;
-
51 % des aidants ont indiqué qu'ils étaient toujours
ou souvent tracassés par une éventuelle rechute
de leur proche;
-
47 % des aidants ont répondu que leur bien-être
général était fortement affecté
quand leur proche rechute.
Impact de la médication
Quand il est efficace, le traitement des maladies mentales graves
peut être concluant et donner des résultats positifs.
" Sur les 154 aidants qui ont déclaré que leur
proche était satisfait de son médicament actuel :
-
89 % ont rapporté qu'un traitement efficace permettait
à leur proche souffrant d'une maladie mentale grave de
renouer avec la famille et les amis, 84 % d'être plus
indépendant au quotidien, 89 % de ne pas être hospitalisé,
51 % d'acquérir une nouvelle qualification/de suivre
une formation, et 47 % d'exercer un emploi stable/une activité
bénévole;
-
78 % des aidants ont affirmé qu'un traitement concluant
contribuait considérablement à la qualité
de vie générale de leur proche;
-
82 % ont rapporté que le bien-être et l'amélioration
des symptômes de leur proche avaient contribué
à réduire leur propre niveau de stress, 75 % à
réduire les tensions interpersonnelles, et 84 % à
multiplier les moments agréables passés avec leur
famille.
Bien-être à long terme
Les aidants souhaitent que les médecins centrent davantage
leurs efforts sur la stabilisation à long terme de l'état
de leur proche :
-
63 % des aidants admettent avoir été frustrés
par la tendance des médecins à fixer des objectifs
très limités d'amélioration à long
terme de la maladie de leur proche;
-
76 % des aidants disent que les médecins devraient davantage
centrer leurs efforts sur la prise en charge à long terme
plutôt que sur la gestion des situations de crise;
-
99 % des aidants ont déclaré que l'objectif principal
du traitement devait être de préserver le bien-être,
défini comme la combinaison d'une bonne santé
physique et mentale.
Les personnes souffrant d'une maladie mentale grave tirent profit
des programmes de bien-être et de soutien aux familles :
Les préjugés forment encore une barrière :
- 82 % des aidants affirment que les préjugés et
la discrimination font obstacle au bien-être de leur proche.
À propos des aidants
Dans le cadre de cette étude, l'aidant interrogé
était le plus souvent l'un des parents du proche concerné
(20 %), puis, dans l'ordre, un enfant (18 %), le conjoint (23 %)
et un frère ou une sur 23 %).
Ils sont très impliqués dans le traitement de leur
proche :
-
65 % l'accompagnent à ses rendez-vous médicaux;
-
46 % s'occupent de la personne malade à titre d'aidant
principal;
-
65 % interviennent dans les décisions relatives au traitement;
-
26 % administrent ses médicaments;
-
34 % passent plus de 10 heures par semaine à s'occuper
de leur proche.
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