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Faut-il renommer la schizophrénie? Partie 3

identity_report.jpg Doit-on nommer la schizophrénie autrement pour réduire la stigmatisation? Si les partisans d’un changement de nom ont de bons arguments, ses opposants en ont aussi.



Note : Les arguments présentés ne sont qu’un résumé de la littérature sur le sujet. Ils ne représentent pas l’opinion de la Société québécoise de la schizophrénie.

1-Le nouveau terme ne serait pas plus représentatif de la maladie

On ne connaît pas les causes physiopathologiques exactes de la maladie. Il est difficile dans ce cas de trouver un nom plus approprié. Par exemple, le terme « dopamine dysregulation disorder » (trouble de la dysrégulation dopaminergique) a été proposé. Bien que la dopamine joue un rôle dans la schizophrénie, un ensemble de preuves important suggère que d’autres transmetteurs seraient dysrégulés.

2-La source de la stigmatisation restera la même

L’argument qui revient le plus souvent est qu’un nouveau nom pour la schizophrénie n’éliminera pas la source des préjugés : l’ignorance et la peur face aux maladies mentales. Ainsi, certains ont invoqué l’argument selon lequel une rose, peu importe son nom, aurait la même odeur . Deux scénarios sont alors envisageables, soit que la population finirait par découvrir l’ancien nom et les personnes atteintes seraient victimes des mêmes préjugés, soit elle continuerait de nommer la maladie « schizophrénie », tout simplement, le terme étant bien ancré.
Si certains affirment que la trisomie 21 a amélioré l’image des gens qui en sont atteints, d’autres ne sont pas d’accord avec cet argument, et prétendent, au contraire, qu’il n’existe pas de preuves concluantes sur les effets bénéfiques d’un tel changement. La lèpre, anciennement appelée « maladie de Hansen », est-elle vraiment mieux perçue? Le sida ferait-il moins peur s’il portait un autre nom? D’ailleurs, personne n’a jamais envisagé la possibilité de renommer cette maladie.

3- Le nouveau terme serait aussi associé à des images négatives véhiculées par les médias

Même avec un nouveau nom, les médias ne changeraient pas leur façon accrocheuse de présenter l’actualité qui concerne des personnes atteintes. Ainsi, à la recherche de sensationnalisme, ils privilégieront toujours les événements scandaleux comme sujet de leurs articles. S’il s’avère qu’une personne atteinte fait quelque chose de répréhensible, ils rapporteront les détails de l’acte en question et le fait que la personne l’ayant commis a la schizophrénie. Ainsi se fera l’association entre la schizophrénie et la dangerosité. Or, si le nom utilisé était autre que schizophrénie, l’association se ferait avec ce nouveau terme et le résultat stigmatisant serait donc le même.

RÉFÉRENCES
A Modern Name for Schizophrenia: PSS (Anoiksis approved). (traduit en français)
Current Ideas : A blog by Jeffrey A. Schaler.



Commentaires 

 
+1 #1 01-10-2013 13:13
est ce la l'important pour ces malades? attendent ils de nous que nous changeions l'appellation de leur pathlogie, ou que leur place ds la sociéte existe, et qu'ils puissent jouer un role social?
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0 #2 Ariane Ménard 01-10-2013 13:26
Si je comprends bien, ce que vous nous dites desfriches doria c'est qu'il faut choisir ses batailles et qu'il y a d'autres priorités?
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