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Faut-il renommer la schizophrénie? Partie 4

Des noms de remplacement pour la schizophrénie ont souvent été proposés et des changements ont même déjà été apportés dans certains cas. En voici quelques exemples.

 

 

Note : Les arguments présentés ne sont qu’un résumé de la littérature sur le sujet. Ils ne représentent pas l’opinion de la Société québécoise de la schizophrénie.

Anoiksis, une association de patients psychotiques néerlandais, a organisé un concours en 2009 dans le but de trouver un nom plus approprié pour la schizophrénie. 320 termes ont été proposés par le public, parmi lesquels figuraient « syndrome de Bleuler », « syndrome de réalité altérée » (altered reality syndrome), et « trouble mental sensitif » (sensitive mind disorder). C’est le terme « syndrome de perception dysfonctionnelle » (dysfunctional perception syndrome) qui l’a emporté. « Syndrome », parce que c’est un ensemble d’une variété de symptômes; « perception », car à cause des nombreux stimuli internes et externes perçus par le cerveau, les processus de sélection et d’intégration des idées sont déréglés durant la psychose.

Le jury d’Anoiksis n’a cependant pas entériné l’option du public, qui a été jugée comme une définition incomplète de la maladie. Il a plutôt choisi le terme « syndrome de prédisposition psychotique » (Psychosis Susceptibility Syndrome), et fait campagne partout au monde pour le faire approuver. Le mot « prédisposition » a été choisi, car la plupart des personnes atteintes de schizophrénie sont loin d’être en psychose de façon permanente; et « psychotique », car il englobe l’irréalité des hallucinations et des idées délirantes.

Notons que Jim van Os, professeur de psychiatrie à l’université de Maastricht (Pays-Bas) et membre du groupe de travail des troubles psychotiques de l’American Psychiatric Association, a proposé dès 2009 le terme « syndrome de dysrégulation de saillance » (salience dysregulation syndrome), la saillance faisant référence à l’importance et à la signification accordées à des détails perçus comme anodins pour une personne non-atteinte. Cependant, le mot « dysrégulation » a encore une connotation péjorative pour certains.

Il existe donc des alternatives intéressantes pour remplacer le nom schizophrénie. Mais, comme le rappelle Will Carpenter, président du groupe de travail du DSM-V, le 20 octobre 2012 : « Un nouveau nom pourrait être utile, à condition qu’il soit utilisé partout dans le monde »…

Commentaires 

 
+3 #1 16-10-2013 12:28
un nouveau nom, oui, mais associe à un nouveau regard aussi, une volonté de reinserer ces malades ds du lien social, dans la ville, dansla reconnaissance de leurs talents existants:
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+4 #2 Ariane Ménard 16-10-2013 13:06
Commentaire très intéressant!
Cela m'amène à poser une question:
Peut-on développer ce nouveau regard tout en gardant le nom schizophrénie?
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+3 #3 16-10-2013 15:30
j ai repondu directement sur mon adresse mail car votre question est arrivée de cette facon, et moi je dis oui si on clarifie bien les choses sur cette pathologie en cessant de la mediatiser dans ces pires aspects qui sont si rares, pour valoriser tous les talents meconnus de ces malades!
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+1 #4 30-09-2015 05:44
si on appelle ça par exemple syndrome de réalité altérée, les gens vont dire "c'est quoi" et on va répondre c'est la schizophrénie !!!
donc ridicule de changer de nom.

ce n'est pas au malade à changer mais à la société !!!
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0 #5 14-06-2016 09:03
Voici un article qui traite du même sujet: http://www.huffingtonpost.fr/2016/06/09/maladies-mentales-peur-schizo-autiste-mongolien_n_10382444.html
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