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Nouvelle brochure SQS : Comprendre un premier épisode de psychose... pour mieux agir!

Le 2 mai à l’occasion des JASM, c’est avec originalité que la SQS a lancé sa nouvelle brochure : Comprendre un premier épisode de psychose... pour mieux agir! L’intérêt d’un auditoire de près de 200 intervenants a été capté par le touchant monologue d’une comédienne exprimant la détresse de la famille face à la psychose d’un proche. Plus de 400 exemplaires de cet outil destiné à aider les personnes vivant cette situation difficile furent distribués sur place. Nous souhaitons que la brochure fasse l’objet d’une distribution étendue vers les équipes traitantes œuvrant auprès des familles. Nous invitons donc les intervenants à nous contacter pour les commander! 

LA DÉTRESSE DE MARIE — MONOLOGUE

Mon petit frère est hospitalisé... Pour la 2e fois. Pis y’a juste 17 ans. Quand ça a commencé, on savait pas c’qui s’passait... On trouvait qu’il agissait bizarrement, c’est sûr, mais...

On n’a pas compris tout d’suite. Pis... On le regrette. Si on avait pu agir plus tôt, Jules serait peut-être pas à l’hôpital encore aujourd’hui... Ben oui, il fumait de la drogue à l’occasion... On pensait que c’était ça au début. Qu’il en prenait trop... Ça expliquait ses pensées bizarres. Ses notes à l’école qui baissaient... On était sûrs que ça allait passer...

chant2.jpgJ’vais toujours me rappeler de la première fois....Un matin... on s’est levés... Y’avait vidé notre aquarium pis tué toutes les poissons qui étaient dedans. On l’a trouvé en petite boule dans sa chambre, avec un couteau dains mains. Il voulait en finir pour arrêter de voir des complots partout. C’était sa première psychose. Ma mère était hystérique. Son fils qui a essayé de s’enlever la vie! Elle capotait. Mon père était comme en état de choc. Je l’avais jamais vu d’même. Personne savait quoi faire. C’est moi qui a appelé la police. L’ambulance est venue, toute. 

Ça faisait probablement un bon bout que ça avait commencé. Mais nous autres... on a rien vu... Ben... on a vu... Mais... on n’a pas su...

Quand ça arrive la première fois là, c’est un choc han. Ça frappe fort... C’est pire que d’apprendre que t’as l’cancer j’pense. Parce que... c’est tellement mystérieux, le cerveau... Une journée t’es correct, pis paf... Toute bascule. La vie de famille que t’avais avant, oublie ça....C’est ça que j’trouve le plus tough j’pense.

Ma mère a tellement de peine... Pis mon père... J’le vois qu’il se sent coupable. Il pense que c’est de sa faute. Mes parents se chicanent souvent... Sont toujours inquiets... Moi, j’voudrais bien aider tout le monde, à commencer par mon frère, mais....Je comprends pas trop c’qui s’passe. C’est quoi c’maladie-là? Ça se guérit-tu coudonc?

Mon frère est encore à l’hôpital... Mais j’me dis que peut-être on aurait évité ça, si on avait pu l’aider comme il faut la première fois... Si on avait pu comprendre c’qui s’passe vraiment, me semble qu’on aurait pu... Je sais pas...


UN OUTIL POUR VENIR EN AIDE À MARIE —LA BROCHURE DE LA SQS


Francine — directrice de la SQS
 :
 Marie, votre histoire nous touche. Et malheureusement, vous n’êtes pas la seule à vivre pareille situation. Chaque semaine, vous rencontrez des gens comme Marie et sa famille, et comme moi, vous voulez les aider à Comprendre un premier épisode de psychose pour mieux agir. Je suis très fière de vous annoncer qu’il existe maintenant un outil pour vous aider à le faire. 

Francine_Marie.jpgC’est un outil pour aider les familles et les proches à mieux comprendre un premier épisode de psychose. On le sait, quand on peut intervenir de façon précoce, on peut peut-être arriver à éviter une 2e hospitalisation, à des gens comme Jules, le frère de Marie.

Marie : Ok. Mais, si on avait eu accès à cet outil-là ma famille et moi, qu’est-ce qu’on aurait pu apprendre, par exemple?

Francine — directrice de la SQS : D’abord, cet outil-là vous aurait aidé à déceler des signes avant-coureurs de la psychose ou de la rechute et de les reconnaître pour ce qu’ils sont. Vous aviez déjà remarqué qu’il agissait de façon différente et bizarre, que ses notes à l’école baissaient, qu’il prenait de la drogue... Lors de sa 1re hospitalisation, cet outil aurait pu vous aider à y voir plus clair.... Vous auriez aussi pu reconnaître certains symptômes qui se rattachent à un épisode psychotique, comme celui de voir des complots partout et de vouloir en finir…

Ce que vous vivez Marie, et les gens ici seront d’accord avec moi, ça ressemble à ce que vit la majorité des familles. On peut le constater aussi dans la brochure. Vous vous reconnaîtrez sûrement dans les témoignages. Tout le monde vit un choc terrible. Souvent, les proches peuvent être portés à se sentir coupables. La tension peut monter dans la famille. Ça crée beaucoup de stress et de détresse.

Vous avez dit, Marie, que si vous aviez agi plus tôt, si vous l’aviez aidé de la bonne façon la première fois. Peut-être que les choses seraient différentes aujourd’hui… C’est une bonne intuition Marie. Quand on intervient dès les premiers symptômes, c’est le meilleur moyen de se rétablir. 
Et on en parle dans la brochure, pour informer les familles des avantages d’intervenir rapidement. 

Ça vous aurait aussi aidé à mieux comprendre ce qui cause la psychose. C’est un dysfonctionnement du cerveau. Vous l’avez dit, le cerveau, ça semble tellement mystérieux. Et les symptômes varient bien sûr d’une personne à l’autre. C’est pour ça qu’on se sent impuissant parfois, parce qu’on ne comprend pas tout ce qui se passe ou ce qu’on peut faire.

Mais la bonne nouvelle, c’est que ça se traite Marie. Et dans la brochure, on trouve toutes sortes d’informations sur les traitements disponibles. 
Tout ce que vous devez savoir s’y trouve écrit dans un langage accessible au commun des mortels comme vous et moi. 

Il y a des informations sur la médication et son importance pour se rétablir, sur les différentes approches thérapeutiques qui peuvent être proposées, et bien sûr, ce qu’il faut faire pour éviter les rechutes. Si votre frère a un problème de consommation de drogue par exemple, il est important de savoir que ça risque de compromettre son rétablissement. Mais vous pouvez demander à l’équipe traitante de prendre en charge sa problématique de consommation. 

Vous pouvez parler et communiquer eux. Il faut le faire. C’est une collaboration essentielle. Parce que quand votre frère va commencer à aller mieux, c’est la famille qui va devoir le soutenir pour l’aider à bien prendre la médication prescrite, à respecter ses rendez-vous médicaux et à revoir ses habitudes de vie.... Avec l’équipe traitante, la famille a un rôle essentiel à jouer. Et ça fait aussi partie des informations qu’on trouve dans la brochure.

Marie : C’est vraiment génial et super complet! J’aime ça... Je vois que des flèches nous réfèrent vers de l’aide, quel genre d’aide on peut retrouver dans le document? 

Francine — directrice de la SQS : On y trouve des conseils pratiques, des références vers des organismes, la liste des cliniques de premiers épisodes psychotiques, des sites Web avec des outils spécifiques ou des informations complémentaires. Et par-dessus tout, dans cette brochure Marie, vous allez trouver, on l’espère, beaucoup de sourires... et d’espoir.

Marie :
 J’trouve ça génial, mais comment vous allez faire pour que cette information-là soit accessible au plus grand nombre? 

Francine — directrice de la SQS : D’abord la brochure sera remise à la sortie de la salle, au kiosque SQS, formulaire de commande disponible. Mais notre but est de remettre cette brochure à toutes les familles qui vivent avec un 1er épisode psychotique d’un proche. Alors on attend les commandes!

En terminant Marie, j’aimerais vous présenter toutes les personnes qui ont contribué à la réalisation de cette brochure-là. Sans leur contribution, cette information-là existerait, mais pas regroupée ainsi, dans un outil accessible, unique et facile à consulter. C’est rédigé pour que tout le monde puisse comprendre... et mieux agir 

➢ Ginette Comtois, psychologue en réadaptation vocationnelle, maintenant retraitée et présidente de notre C. A.
➢ Dre Marie Villeneuve, psychiatre à la clinique PEP de l’IUSMM
➢ Dr Pierre Lalonde qui a signé la préface, psychiatre fondateur de la Clinique PEP à l’IUSMM.

Et enfin, j’aimerais remercier notre partenaire financier qui a cru en ce projet, Janssen inc., représenté ici par Mme Andrée Mathieu. Et plusieurs bénévoles de notre conseil d’administration et les membres du personnel de la SQS. 

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De gauche à droite :  Francice Dubé, directrice de la SQS; Meggy Proulx-Lapierre, comédienne; Éric Desranleaux, musicien; Marie Villeneuve, psychiatre et auteur de la brochure; Ginette Comtois, psychologue et auteur de la brochure; Pierre Lalonde, psychiatre et signataire de la préface; Andrée Mathieu, Janssen Inc., partenaire financier 
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